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“Einigkeit und Recht und Freiheit” : Histoire du drapeau de l’Allemagne

, par Alexis Vannier

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Source Pixabay
“Unité et Droit et Liberté”, voilà ce à quoi aspirent les Allemands, et plus particulièrement en ce 3 octobre alors qu’ils célèbrent la réunification de leur pays, ou plus exactement la dissolution de la République démocratique allemande (RDA) au sein de la République fédérale allemande en 1990. Dans un pays marqué par une certaine frilosité nationale, peu de cérémonies officielles sont organisées, encore moins de défilés militaires. Comme tous les autres jours de l’année, le tricolore allemand flotte donc tranquillement sur les bâtiments officiels.

Une histoire bouleversée

Les drapeaux ne sont que les reflets des histoires nationales, et celle de l’Allemagne illustre une difficile unification. Le Saint-Empire Romain germanique, méga-confédération de territoires aux souverainetés diverses et aux frontières floues, n’avait pas de drapeau propre, preuve d’une gouvernance plutôt lâche et très parcellaire. Néanmoins, le jaune et le noir, pour des raisons dynastiques (elles pavoisent la maison des Habsbourg) se sont progressivement imposées. Ces couleurs sont reprises ensuite par l’Empire d’Autriche lors de sa formation en 1806. La tempête révolutionnaire européenne de 1848 souffle également sur le territoire allemand. C’est ainsi que le Parlement de Francfort, première institution élue par le peuple, qui se réunit en mai de la même année, associe le rouge et noir et or. Ainsi est né le tricolore que l’on connaît. Les embryons d’État allemand (Confédération du Rhin, puis germanique, puis de l’Allemagne du Nord) font disparaitre le jaune impérial, au profit d’un sévère tricolore horizontal noir-blanc-rouge. L’Empire allemand, issu en 1871 du long processus d’unification du pays, reprendra ce modèle. La Première Guerre mondiale voit échouer les velléités impériales de Guillaume II et d’Otto von Bismarck : l’Empire échoue et est défait. La république est proclamée. Pour gommer ce lourd héritage, les nouvelles autorités optent pour le retour du Schwarz-Rotte-Geld (Noir, rouge, or). Afin de rapprocher le pays de ses voisins du Nord, certains proposaient d’articuler ces couleurs en reprenant la croix scandinave. Néanmoins, la République est fragile, les contestations, nées de frustrations de vaincus se sentant humiliés, sont nombreuses. La frêle tentative de Hindenburg de remettre Berlin au cœur du concert continental s’attire les foudres des monarchistes, des conservateurs, de l’extrême-droite qui raille le drapeau, le jaune est surnommé “moutarde” ou du nom d’une substance mieux connue en brun/marron.

Le brun sera mis à l’honneur à l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en janvier 1933. Le drapeau impérial noir-blanc-rouge est rétabli, aux côtés du drapeau du parti : un disque blanc entourant une svastika noire sur fond rouge. Ce symbole qui, étymologiquement “apporte la bonne fortune” apparaît dans de nombreuses cultures et civilisations à travers le monde, représente parfois le soleil. Peu à peu cependant, le tricolore est interdit au profit du Blutfahne (drapeau de sang).

À l’issue de la Deuxième Guerre mondiale, tous les symboles nazis sont interdits dans la plupart des pays européens, a fortiori en Allemagne. Ils sont, aujourd’hui encore autant de signes de ralliement des nazillons et autres fanatiques d’extrême-droite, y compris le tricolore noir-blanc-rouge. Si l’Allemagne occupée par les Alliés (États-Unis, France, Royaume-Uni) n’arbore aucun drapeau, la République fédérale (de l’Ouest) qui lui succédera reprend le tricolore noir-rouge-or, rejetant une nouvelle fois la croix scandinave. L’Allemagne soviétique également, mais le flanque des armoiries : faucille, marteau, gerbes de blés, étoile rouge… l’attirail communiste est réuni. Les Allemands de l’Est arboreront parfois un drapeau volontairement troué entre la chute de la RDA et l’unification officielle du pays, arrachant ainsi ce passé soviétique. L’Allemagne réunifiée en 1990 reprend logiquement le tricolore noir-rouge-or. Aujourd’hui encore, signe d’une histoire qui passe mal, l’utilisation du drapeau national est timide, presque angoissée.

Schwarz-Rott-Geld

Aucune signification officielle ne vient expliquer les couleurs du drapeau allemand. Elles pourraient provenir, à l’image de ce qui explique les couleurs de l’étendard polonais, des armoiries allemandes : un aigle noir sur fond jaune, avec des bec et ongles rouges. C’est ce blason que l’on retrouve sur le drapeau présidentiel de forme carrée. Elles sont quasiment les mêmes que sur le drapeau belge, avec un jaune plus affirmé, sans qu’il n’y ait de corrélation historique entre les deux. À noter également que les couleurs impériales noir-blanc-rouge flottaient sur les colonies de Berlin : les Samoa allemandes, la Nouvelle-Guinée allemande, l’Ostafrika, le Sud-Ouest africain allemand, le Kamerun et le Togoland.

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