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L’extreme droite remporte les élections aux Pays-Bas

, par Paul Brachet, Servane de Pastre

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A la surprise générale, le parti d’extrême-droite de Geert Wilders est arrivé en tête aux élections néerlandaises. Il est désormais favori pour devenir le prochain Premier ministre des Pays-Bas. © Roel Wijnants, Flickr

Un lendemain d’élection aux allures de gueule de bois aux Pays-Bas. Le Parti de la Liberté, d’extrême droite, islamophobe et eurosceptique est arrivé en tête, ce jeudi 23 novembre, avec 37 sièges sur 150 et plus de 23% des suffrages. Un résultat inattendu. Si son excentrique leader Geert Wilders ne devrait pas prendre la tête du gouvernement, faute de majorité, cette victoire risque malgré tout de rebattre les cartes de la politique néerlandaise.

Les Néerlandais étaient appelés aux urnes ce mercredi 22 novembre pour des élections anticipées. A la surprise générale, c’est donc le parti d’extrême droite PVV qui est arrivé en tête, devant la coalition gauche-verts de Frans Timmermans ( 25 sièges), et la formation de centre droite du VVD, à laquelle le gouvernement précédent appartenait (24 sièges). En quatrième position, un tout nouveau parti, conservateur et libéral, le Nouveau Contrat Social obtient 20 sièges.

Geert Wilders, le « Trump Néerlandais »

Le PVV disposait jusqu’alors de 16 sièges au parlement néerlandais. Au cœur de son programme : la lutte contre l’immigration. Le parti appelle notamment au « gel de l’asile » et au rétablissement des contrôles aux frontières. Son leader Geert Wilders, surnommé le « Trump néerlandais », s’est également fait connaître par ses prises de position anti-islam (bien qu’il ait lissé son discours à l’approche des élections) et climatosceptiques. L’Europe est également largement remise en cause dans le programme du parti. Le PVV voudrait proposer un référendum sur le Nexit, la sortie du pays de l’UE. Comment expliquer ce vote ? Certains analystes pointent le gouvernement centriste, au pouvoir depuis 11 ans. Une longévité qui aurait poussé les électeurs à voter aux extrêmes. Ces analystes parlent également de la question de l’immigration, étroitement associée au parti de Geert Wilders, et qui s’est imposée dans les débats nationaux ces dernières années. Le parti aurait enfin bénéficié d’une certaine normalisation. La cheffe de la formation de droite PVV, Dilan Yesilgöz, avait en effet accepté de rejoindre une éventuelle coalition menée par l’extrême-droite. Elle s’était finalement rétractée la veille du vote.

Quel gouvernement dans un hémicycle divisé ?

La question d’une future coalition est désormais au centre de l’attention. Pour gouverner, 76 sièges sur les 150 que compte le parlement néerlandais sont nécessaires. Avec ses 37 sièges, le parti de Geert Wilders aura besoin d’alliés, ce qui n’est pas une mince affaire. Geert Wilders a ainsi annoncé qu’une coailition était envisageable avec le soutien du parti antisystème et populiste BBB (7sièges) et avec l’appui du VVD et du Nouveau Contrat Social.

Ces deux partis n’ont pas encore donné leur accord et restent sur une position ambiguë. Si ils ont affirmé qu’une coalition avec le PVV allait être “compliquée”, ils n’écartent pas pour autant explicitement leur participation à un tel gouvernement. Du côté de la formation de gauche, menée par Frans Timmermans, la position est plus claire : ils ne rentreront pas dans une coalition avec le parti de Geert Wilders.

Pour l’Europe, il s’agit d’un camouflet. La consolidation de l’extrême-droite dans un pays clef de l’Union orientera pour sûr la politique du prochain gouvernement néerlandais. Les partis du VVD et du NSC, qui défendaient déjà une forme d’euroscepticisme en “promettant de s’opposer à la poursuite de l’intégration européenne et [en négociant] des dérogations aux politiques de l’UE”, pourraient faire le choix d’une radicalisation de leur discours sur l’Europe et adopter in fine une position davantage proche de Geert Wilders.

Même à gauche, Frans Timmermans, en bon perdant, relevait : “Il est clair que beaucoup attendent des solutions de la droite”. Une situation qui acte le changement du centre de gravité de la politique néerlandaise.

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