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La crise de la dette dans la zone euro (épisode 2)

, par Allan Malheiro

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L’adoption de l’euro est le résultat d’un long processus commencé dans les années 60. Introduite au début des années 2000, la monnaie unique a eu un succès considérable tant pour les entrepreneurs que pour les citoyens. Aujourd’hui, la question de la pérennité de l’euro ne fait plus vraiment débat mais cela ne doit pas faire oublier les années 2010 durant lesquelles, après des débuts prometteurs, la stabilité de la zone euro a été remise en question avec la crise des dettes souveraines ou crise des dettes de la zone euro.

La crise des subprimes : prélude à la crise de 2010

Entre 2000 et 2008, les banques américaines ont accordé des prêts immobiliers massifs aux citoyens du pays. Ces prêts étaient destinés à des personnes assez modestes, qui avaient donc moins de chances de rembourser que les autres et payaient donc des taux d’intérêts plus élevés. Particulièrement friandes de ces prêts très rentables, les banques les ont vendus sur les marchés financiers et les considéraient comme presque sans risques car, en cas de non remboursement, il suffisait d’expulser l’emprunteur de sa maison et de la revendre. Les années 2007 marquent cependant un coup d’arrêt : la croissance économique ralentissant, les emprunteurs commencent de plus en plus à faire défaut. Les banques se retrouvent ainsi avec de plus en plus de biens immobiliers à revendre : les prix de l’immobilier baissent, leur faisant donc perdre de l’argent et les menaçant de faillite. Même si la crise est d’abord localisée aux États-Unis, la faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers la propage aux autres régions du monde. Les banques européennes, qui avaient acheté beaucoup de prêts subprimes sur les marchés financiers, sont particulièrement exposées. En plus, la crise de l’économie américaine entraîne aussi un ralentissement de son principal partenaire commercial, l’Europe : l’activité diminue, le chômage augmente et de nombreuses banques risquent de faire faillite. C’est ici que commence le point central de la crise de la zone euro : pour sauver les banques et faire face à la hausse du chômage, les États de l’Union européenne s’endettent massivement. Sur les 13 pays de la zone euro en 2007, 12 respectaient le critère de Maastricht de déficit public de moins de 3% du PIB : en 2008, ils étaient 8 et en 2009, plus que 2.

Le déclenchement de la crise de la dette dans la zone euro

Pour désigner la crise qui touche de nombreux pays européens en 2010, la formule crise de la zone euro est souvent utilisée. Pour autant, elle n’est pas tout à fait exacte : elle sous-entend que cette crise touche toute la zone euro alors qu’elle reste plutôt localisée dans les pays du Sud (Grèce, Portugal, Espagne et Italie de manière plus modérée) et l’Irlande. De plus, ce n’est pas l’euro en tant que monnaie qui est une cause de la crise même si les premières réactions de la Banque Centrale Européenne (BCE) n’ont pas apaisé la situation. Cette crise a tout de même un impact majeur pour la monnaie unique : elle marque une époque de contestations politiques plus fortes et de succès de partis d’extrême droite ou eurosceptique suite à la crise. Si la Grèce est le premier pays à subir la crise, c’est également le plus impacté et celui qui a été le plus aidé. Fin 2009, le gouvernement grec annonce que les dirigeants précédents ont menti et sous-estimé une partie de la dette publique du pays. Alors que officiellement, la Grèce avait une dette publique d’environ 105% du PIB, le vrai niveau de dette publique est de 113% du PIB. Même si cette différence n’est que de 5 milliards d’euros, de nombreux investisseurs perdent leur confiance dans le pays. En 2010, les marchés financiers commencent à refuser de prêter à Athènes du fait de son taux d’endettement (avec une dette de 113% du PIB) et surtout assez petit, il peut donc être facilement évité par les investisseurs. De leurs côtés, l’Espagne et l’Irlande font face à une crise de l’immobilier : les prix de l’immobilier, qui avaient fortement augmenté avant la crise, se mettent à chuter brutalement, ce qui provoque la faillite de grandes entreprises de construction et le chômage de nombreux travailleurs. L’adage économique “quand le bâtiment va, tout va” est ainsi inversé : la crise du secteur de la construction met en crise le reste de l’économie. Le Portugal a quant-à-lui une situation similaire à la Grèce bien qu’elle soit moins grave : étant fortement endetté (97,6% du PIB en 2019) et relativement petit, les marchés financiers commencent alors à éviter de lui prêter de l’argent. Enfin, l’Italie a aussi souffert de son fort taux d’endettement public (125,6% du PIB en 2009, le deuxième plus élevé de la zone euro après la Grèce) et des fortes inégalités entre le Nord et le Sud du pays : il est cependant peu touché par la crise puisque, étant un grand pays, les investisseurs peuvent difficilement l’ignorer.

La crise grecque et ses conséquences

La plupart des pays de la zone euro touchés par la crise de la dette voient leur situation se résorber en quelques années ou mois. L’Italie sort ainsi de la crise sans avoir besoin d’aide financière de l’Union européenne, la crise de l’immobilier se termine assez rapidement en Irlande (qui reçoit 68 milliards d’euros d’aides européennes) car le pays dispose d’une économie diversifiée et de faibles taux d’impôts, ce qui attire les investisseurs. La crise de la dette touche aussi peu l’Espagne (41 milliards d’euros d’aides) puisque le pays est d’une taille importante en Europe et les investisseurs peuvent donc difficilement l’ignorer. Enfin, le Portugal (76 milliards d’euros d’aides) sort de la crise avec un plan d’austérité relativement modéré et une reprise de la croissance assez rapide. La Grèce n’a cependant pas cette chance et la crise s’est étendue et a duré plusieurs années, entraînant des tensions vis-à-vis de l’Union européenne et de la zone euro avec le risque d’un Grexit (sortie de la Grèce de la zone euro et de l’Union européenne). Cette crise grecque se déroule en 3 phases. La première se déroule en 2010 : l’Allemagne est tout d’abord opposée à un plan de sauvetage pour la Grèce, jugeant que cela pourrait inciter certains pays à ne pas respecter les critères de stabilité de Maastricht. Cependant face à l’ampleur de la crise grecque et à la menace française de reconsidérer son appartenance à la zone euro si rien n’est fait, 110 milliards d’euros sont prêtés à la Grèce mais en échange d’un sévère plan d’austérité. La situation ne s’améliore cependant pas : socialement, les nouvelles réformes austéritaires provoquent de vives tensions et de nombreuses grèves et manifestations sont organisées dans le pays. De plus, économiquement, l’austérité réduit certes les dépenses publiques mais contribue aussi à la baisse du PIB… Ainsi, le ratio dette-PIB augmente mécaniquement de 120% à 150% et Athènes se retrouve à nouveau au bord de la faillite. Face à cette situation, les débats en Europe s’intensifient sur la solution à adopter face à la crise grecque : certains politiciens (notamment en France) sont ainsi partisans de la création d’eurobonds, dette commune européenne, pour aider la Grèce, ce qui est refusé par Berlin (en 2020, la création d’eurobonds pour faire face à la pandémie a cependant été acceptée par l’Allemagne). Beaucoup demandent également une réforme de la Banque Centrale Européenne (BCE) pour lui permettre de prêter directement aux États. Ces réformes ne sont pourtant pas adoptées et un nouveau plan de sauvetage de 109 milliards d’euros est adopté. L’austérité permet une nouvelle fois de réduire les déficits publics mais contribue à une baisse du PIB : l’ONU critique ainsi fin 2011 cette méthode de résolution de la crise, la considérant comme contre-productive. En 2012, la BCE de Mario Draghi rassure les marchés en promettant de racheter la dette grecque si elle venait à avoir de nouveaux problèmes de remboursement : le spectre de la faillite s’éloigne mais Athènes n’est pas pour autant tiré d’affaire, en 2015, la dette publique du pays atteint 185% du PIB. Les mouvements eurosceptiques se multiplient en Grèce face à la gravité de la situation. Les élections de 2015 portent au pouvoir le parti de gauche radicale Syriza (opposé aux mesures d’austérité), amenant Alexis Tsípras au gouvernement. Bien que Tsípras ne soit pas vraiment eurosceptique, il constate l’échec de l’austérité et la critique fortement. Il relance ainsi les négociations avec les autres pays de la zone euro mais, comme celles-ci n’aboutissent pas, il organise un référendum demandant aux Grecs s’ils acceptent le plan d’austérité proposé par les institutions européennes. Comme le souhaitait le gouvernement, 61,31% des citoyens votent “non”, créant des inquiétudes sur un possible Grexit comme le demandaient déjà certaines personnalités politiques grecques. Cependant, face au risque de quitter la zone euro, Tsípras n’a pas le choix d’accepter en juillet 2015 le nouveau plan d’austérité qui lui est proposé et démissionne le mois suivant. Depuis, la situation grecque s’est nettement améliorée sur le plan purement financier avec une dette à 180% du PIB qui devrait être de 160% en début de 2024 selon le FMI et le pays emprunte maintenant à des taux d’intérêts inférieurs à ceux des États-Unis. Socialement et politiquement, cette crise a créé de fortes tensions et a permis à l’extrême droite de prospérer.

Les conséquences sur la zone euro

Rétrospectivement, malgré les échecs et les erreurs, la zone euro a évité le pire : la crise grecque n’a pas contaminé le reste des pays européens comme on le craignait à l’époque. Cette crise a cependant mis en exergue les défauts de l’euro comme la difficulté de coordonner une monnaie pour plusieurs pays aux situations économiques différentes ou l’impossibilité de dévaluer sa monnaie en cas de crise. Cependant, au vu des avantages qu’apportent l’euro en terme d’intégration commerciale ou de stabilité, la plupart des économistes s’accordent sur le fait que la solution la plus pertinente serait de rester dans la zone euro et d’amener à plus de convergence entre les économies européennes, raison pour laquelle le gouvernement grec a renoncé à quitter la zone euro malgré les plans d’austérité. Malgré les tensions, cette crise a aussi mené à une plus grande coopération européenne (mise en place du Quantitative Easing par la Banque Centrale Européenne sous Mario Draghi, proposition de création des eurobonds finalement adoptés en 2020,...), confirmant le postulat de Jean Monnet selon lequel “. Aujourd’hui, la confiance en l’euro semble restaurée : selon un sondage de 2019, 76% des européens voient la monnaie commune d’un bon oeil contre 16% qui la voient d’un mauvais oeil (ces chiffres sont respectivement 75% et 13% en Grèce) en forte augmentation depuis la crise en 2010 et depuis le pic de l’euroscepticisme en 2016. Sources : Rétrospective de la crise des dettes : Résumé de la crise dans différents pays (EN) : L’euro face à la crise : Interrogations sur le futur de l’euro lors de la crise (EN) : Série sur les explications économiques de la crise des dettes de la zone euro : Indicateurs financiers sur les niveaux de dettes et de déficits publics des pays de la zone euro : Définition du Grexit : ’%C3%A9ventuelle,)%20et%20exit%20(sortie). Perceptions de l’euro en Europe :
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