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Le défi de l’Union européenne dans le conflit entre Israël et le Hamas : à la recherche (complexe) d’une voix commune

, par Gabriel Bruno, Le Courrier d’Europe

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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel lors du Conseil européen du 26 et 27 Octobre 2023. © Conseil européen
Le 7 octobre, jour de shabbat pour la religion juive, le mouvement islamiste palestinien Hamas, classé depuis 2013 par l’Union européenne et par d’autres États comme une organisation terroriste, a commencé à conduire une série d’attaques armées depuis la bande de Gaza contre le territoire israélien. Ces développements récents s’insèrent dans le cadre d’un conflit qui afflige le Proche Orient depuis environ 75 ans et qui n’a toujours pas trouvé une résolution définitive. La réponse défensive d’Israël, qui n’a pas épargné la population civile palestinienne et a également frôlé de possibles violations graves du droit international, divise les États membres de l’Union européenne en termes de sauvegarde du droit humanitaire.
Dans le cadre général d’un conflit aussi complexe que durable, l’Union européenne a toujours essayé de se positionner de manière intermédiaire, en promouvant diplomatiquement et à un niveau international le droit à l’existence d’un État israélien et d’un État palestinien. En effet, elle entretient des relations économiques solides avec Israël et elle constitue le premier soutien financier de l’Autorité palestinienne, l’entité administrative provisoire chargée de gouverner la Cisjordanie conformément aux accords d’Oslo de 1994. Toutefois, les développements récents ont fait vaciller l’équilibre de la position européenne.

Positions divergentes et réactions contrastées

Les incohérences, qui ne sont pas exclusivement liées aux différentes positions de chaque État membre, se sont manifestées sur le plan institutionnel dès deux jours après les premières attaques du Hamas. Cela s’est produit lorsque le commissaire européen chargé de la politique de voisinage, le hongrois Olivér Várhelyi, a délibérément annoncé la suspension de l’aide humanitaire à la Palestine de la part de l’UE. Cette décision a été démentie le soir même par le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Josep Borrell, qui a réaffirmé l’importance de fournir une aide humanitaire et financière à la Palestine, bien que mieux contrôlée par des vérifications préalables aux paiements afin d’empêcher que ces sommes d’argent ne puissent en aucune manière financer le Hamas. M. Borrell a en outre invité le gouvernement israélien à reconsidérer sa façon d’organiser sa légitime défense, étant donné que plusieurs actions entreprises par Israël constituent de graves violations du droit international humanitaire, notamment le blocus total de Gaza et les représailles au détriment de la population civile. À la suite de cette prise de position significative par le “chef de la diplomatie” de l’UE, le 13 octobre, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a décidé d’entreprendre un voyage controversé en Israël, où elle a fortement soutenu le droit du pays à se défendre. Pourtant, elle n’a pas mentionné la nécessité incontournable de respecter le droit international dans ces actions (contrairement à ce qu’Israël a envisagé de faire jusqu’à présent). Elle n’a pas non plus organisé une visite dans les territoires palestiniens où la population civile est sujette à des atrocités injustifiables. Cela a évidemment suscité de nombreuses critiques et mécontentements au sein de l’Union européenne, puisque la présidente de la Commission a maladroitement échoué à tenir compte de la polyphonie européenne, mais surtout à transmettre l’image d’une UE prête à veiller au respect du droit international général et humanitaire, contrairement à ce qu’elle a fait lors du conflit en Ukraine. Toutefois, Mme von der Leyen a , en affirmant qu’ « il n’y a pas de contradiction entre la solidarité avec Israël et la réponse aux besoins humanitaires des Palestiniens ».

Les mesures des institutions européennes

Le 19 octobre, le Parlement européen a semblé trouver une boussole commune en adoptant une visant à condamner les attaques du Hamas contre Israël et à promouvoir le respect du droit humanitaire à Gaza, à travers une soi-disant « pause humanitaire », mais sans mention d’un cessez-le-feu. Avec cette formulation, on ne prévoit qu’un arrêt temporaire des combats pour des raisons liées à la fourniture d’aide humanitaire à la population et non la cessation définitive du conflit. Cela a entraîné plusieurs critiques de la part de certains partis, malgré le succès général de la résolution auprès de l’institution considérée comme le symbole de la représentation démocratique dans l’UE. C’est du 26 octobre que les États membres de l’Union européenne ont finalement essayé de définir une position commune, qui pourrait résumer leur diversité d’opinions face à un contexte sensible et complexe, malgré l’unanimité concernant la condamnation indiscutable des attaques du Hamas. Après cinq heures de négociations, portant notamment sur le meilleur choix lexical pour bien qualifier leur volonté face au conflit, les chefs d’État et de gouvernement de l’UE ont repris les formulations déjà contenues dans la résolution du Parlement. À savoir celle de la « pause humanitaire » (indiquée à cette occasion avec l’expression trêve humanitaire, sous proposition de la France), cette fois un véritable compromis entre la recherche d’un cessez-le-feu encouragée par l’Espagne et le droit d’Israël à l’auto-défense réaffirmé par l’Allemagne. Cette trêve prévoit la création de couloirs humanitaires qui puissent assurer la subsistance de la population civile palestinienne ainsi que le respect de ses droits conformément à la loi internationale, avec une forte attention portée au fait que les biens destinés aux Palestiniens ne se retrouvent pas entre les mains du Hamas ou d’autres organisations terroristes.

L’UE divise ses votes à l’ONU

Pourtant, le fait d’avoir trouvé une voix commune acceptable pour tous les États membres de l’Union européenne ne les a pas empêchés de privilégier leur propre position nationale au niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies. C’est là que la Jordanie a présenté un projet de résolution sur « la protection des civils et le respect des obligations juridiques et humanitaires », qui a finalement été adoptée. Lors de cet événement, qui a eu lieu le 27 octobre, les 27 États membres ont voté différemment, brisant l’harmonie créée la veille à l’échelle européenne et démontrant une fois de plus un fort manque de cohésion en matière de politique étrangère. Cela engendre évidemment de nombreux doutes concernant la crédibilité de l’UE non seulement en tant qu’acteur géopolitique dans le Proche Orient, mais surtout en tant que médiateur international, ayant du mal à maintenir une position commune solide même en ce qui concerne la protection des droits humains et du droit international.
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