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Présidence belge du Conseil de l’Union Européenne : le mot de la fin

, par Elisa Clolot

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Alexander de Croo, Premier ministre du Royaume de Belgique, était au Parlement européen à Strasbourg afin de présenter le programme de la Présidence belge du Conseil de l’Union européenne, et de se confronter aux eurodéputés. © Parlement européen
Qui dit première plénière de 2024, dit aussi nouvelle entrée dans la valse de successions des présidences tournantes du conseil de l’UE. L’enjeu est de taille : à 100 jours des élections, c’est l’heure de tirer un bilan, de se mettre d’accord sur les derniers dossiers, finaliser les dernières mesures, et laisser une bonne trace, dans l’espoir d’être réélu pour la prochaine législature.
Le Premier ministre belge, Alexander De Croo, a pragmatiquement fait état des enjeux au niveau européen de la présidence qu’il portera, avec son pays, jusqu’en juin. Si l’année est nouvelle, les préoccupations, elles, le sont moins.

Libéralisme contre socialisme : l’éternelle lutte

M. de Croo a commencé sa prise de parole en prospectant sur un éventuel retour à l’isolationnisme des Etats-Unis à la suite des prochaines élections américaines de 2024, ce qui selon lui priverait l’Europe d’un allié considérable. De sa bouche, l’Europe ne “doit pas être un musée”. Elle doit ouvrir ses marchés de l’Intelligence Artificielle, de l’énergie, du numérique,et de la défense. “Sa force est l’innovation mais il faut l’instrumentaliser et la concrétiser en trouvant des capitaux et en conquérant de nouveaux marchés” a-t-il affirmé.

Il avait ses partisans : six de ses alliés politiques, et certains même de ses compatriotes, ont fait entendre leurs éloges et leur satisfaction de voir un des leurs, prendre cette présidence. Les blocs Renew, PPE et un socialiste isolé applaudissaient verbalement l’idée d’une Europe compétitive et forte sur la scène internationale.

Mais ID, ECR, S&D, Les Verts et The Left aussi avaient envoyé leurs soldats combattre le “libéral” et “égoïste” belge. Le libéralisme proposé par de Croo ne resterait pas sans réponse.

Entre l’Ukraine et Israël, un coeur balançant …

Devant les eurodéputés, le Premier ministre s’est engagé pour la libération des otages israéliens et le soutien des civils palestiniens en qualifiant ces deux objectifs de “pas incompatibles”. Il a parlé de “prendre ses responsabilités” dans la guerre en Ukraine ainsi que du soutien et de la préparation à l’élargissement d’autres pays candidats tels que la Moldavie ou la Géorgie. Pour ce qui est du “devoir” de soutenir l’Ukraine, il a associé son soutien à la démocratie et à la liberté, à une réflexion morale européenne de repentance, qui trouve aujourd’hui une expression de devoir vis-à-vis des générations futures.

Est-ce le compromis à la belge ou le côté pragmatique d’Alexander de Croo ? On ne saura pas, mais toujours est-il que ce dernier a mentionné la guerre en Ukraine sans parler de la résolution du conflit entre Israël et le Hamas et de l’implication européenne dans la géopolitique de la région, ce qui n’a pas manqué de faire réagir le Parlement. Alors que Renew et ECR se mettaient d’accord pour parler à Mr. de Croo d’aider l’Ukraine, l’eurodéputé belge Marc Botenga du groupe The Left est le premier à poser la question “Quid d’Israël” L’appel à l’assistance et à la paix en privilégiant une solution à deux états est relayé à leur tour par des députés de divers bord, et notamment Jörg Meuthen de l’Afd (extrême-droite allemande) ou Iratxe García Pérez (socialiste).

Immigration : le sujet préféré de l’extrême droite

Se référant à la migration européenne, le Premier ministre a mis l’emphase sur la nécessité de rendre les flux “plus contrôlables, plus maîtrisables et plus humains.” Son souhait est qu”’une politique plus coordonnée ouvre des partenariats larges dans les domaines des échanges, de l’enseignement, et de l’évolution des compétences” afin de créer un “ voisinage plus sûr.”

Fidèle à son habitude, l’extrême droite s’indignait de la politique globale de l’Union européenne en matière d’immigration, trouvant scandaleux d’accueillir autant, faisant suite aux propos de la commissaire Ylva Johansson qui se fixe comme objectif 4,5 millions de migrants par an pour des raisons économiques et démographiques . Bref, sommes toutes, un mardi matin classique dans les sièges des représentants d’ID et d’ECR, qui avaient rallié à leur discours extremistes et alarmistes des députés du PPE.

Climat, mon doux climat

Quant à la question du climat, à entendre M. de Croo, l’Europe doit, comme le fait la Chine et les Etats Unis, passer à la “politique de la carotte” et “abandonner sa politique du bâton” qu’il juge contre-productive.

Là encore, fidèles à eux mêmes et à leurs principes, qui mieux que les Verts pour parler de défense climatique et des enjeux de la préservation de notre environnement ? Avec leur trois soldats envoyés sur le front, leurs rangs étaient garnis de 2 collègues empruntés à S&D. Ils en appelaient à une politique courageuse, ambitieuse et encourageaient l’élu belge à faire preuve de leadership, condamnant par la même occasion le retour d’une politique climatique “à l’ancienne”.

Et les agriculteurs, alors ?

Qu’elle n’était pas l’erreur du premier ministre de n’avoir pas mentionné les agriculteurs ! L’eurodéputé Benoît Lutgen (PPE), le premier à prendre la parole, fut aussi le premier à le lui reprocher, suivi de 3 autres collègues du PPE. Ils en appellent unanimement à ce que les agriculteurs soient écoutés et aidés par la législation européenne. C’est visiblement le cheval de bataille dont s’est emparé le groupe politique ces derniers temps.

Un élargissement, ça se prépare

Renew, quant à lui, était décidé à s’emparer de la question de l’élargissement à venir, suite aux perspectives qui s’ouvrent en Europe balkanique. Son vœu, répété par les deux représentants présents dans l’hémicycle et appuyé par une alliée au PPE : Pas d’élargissement sans réforme, notamment sur la question de la majorité.

“Ecoutez, Monsieur le Premier Ministre … ! “

Au milieu de ces débats animés, le député roumain NICA en appelle à aider ses concitoyens chauffeurs routiers bloqués dans leurs files d’attentes pour entrer dans l’espace Shengen. Tom Vandendriessche, du groupe ID, vocifèra alors un vocabulaire nazi, faisant bondir sa collègue Sophia In’t Veld de sa chaise qui s’empresse de demander un “point of order”.

S’en suit un méli-mélo de revendications. Jordi Sole rappelle au souvenir du Premier ministre belge la Catalogne et le Pays Basque et se plaint de ne pas pouvoir utiliser sa langue, repris par son collègue Antoni Comin I Oliveres qui regrette la manière dont l’Espagne “traite” la Catalogne. Le Suédois TOBE craint quant à lui pour la sécurité dans “sa” Suède qui connaît une “vague de violence inédite”, et Madame l’eurodéputée Kloc, du PiS polonais, demande de sauver son pays des “griffes dictatoriales oppressantes de son gouvernement”.

Certaines choses restent pareilles, malgré une nouvelle année et malgré une nouvelle présidence. En bref : en 2024, rien de nouveau au Parlement européen.
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