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Quand Louise Weiss inspire les Journées de la presse européenne 2022

, par La Rédaction du Taurillon, Cloé Hubon

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Dans cet article, nous donnons la voix à Louise, la jeune femme qui habite les visuels des Journées de la presse européenne 2022, prénommée en hommage à la journaliste Louise Weiss.
Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Louise et je suis votre Guidaurillon pour ces Journées de la presse européenne 2022, sur la place des femmes dans le journalisme européen. Je suis née un 25 janvier, dans la belle ville d’Arras, comme Louise Weiss, alors mes parents m’ont prénommée comme elle. Louise Weiss, c’est une personnalité incroyable. Diplômée de l’Université d’Oxford, elle choisit le métier de journaliste. A Paris, elle fréquente d’autres européens, exilés tchèques et slovaques, et commence à s’intéresser aux relations internationales. Comme elle, je veux devenir journaliste. Journaliste, femme de lettres, femme politique engagée en faveur de la paix et féministe, elle siège au Parlement européen, de 1979 à 1983. En son honneur, le bâtiment de Strasbourg porte son nom depuis 1999. Pendant la Première Guerre mondiale, elle s’engage comme infirmière dans un hôpital pour soldats en Bretagne. Profondément marquée par ce premier conflit mondial et guidée par ses convictions, elle collabore au journal Le Radical, sous un pseudonyme masculin. En 1918, elle fonde ensuite la revue de politique hebdomadaire française et internationale, L’Europe nouvelle, dans laquelle elle promeut le pacifisme. Elle fait la connaissance d’Aristide Briand. A la fin de l’entre-deux guerre, dans un climat politique européen pour le moins tendu, elle crée “L’École de la Paix”, sous le patronage du même Aristide et y organise un cycle de conférences. L’école alloue des bourses d’étude et de voyage aux étudiants des Écoles normales d’instituteurs pour former des missionnaires de la paix. Elle écrit pour L’Information et le Petit Parisien, réalise des reportages dans les capitales d’Europe centrale, Prague, Budapest, Vienne, Varsovie, s’entoure de grandes personnalités, comme Aristide Brian, Paul Valéry, Léon Blum, ou encore Edouard Herriot. En Russie, elle rencontre le révolutionnaire communiste Léon Trotski. Féministe, elle fonde en 1934, l’association Les Femmes Nouvelles, avec pour objectif de bousculer les mentalités de l’époque et faire avancer le droit de vote des femmes. Inéligible, qu’à cela ne tienne, elle se présente symboliquement aux élections municipales de Montmartre, le 5 mai 1935. L’année suivante, elle réitère l’exercice aux élections législatives dans le 5e arrondissement de Paris. Jamais à court d’idées, les féministes de son association lâchent des ballons rouges lestés de tracts, lors de la finale de la Coupe de France de football. La même année, Louise Weiss distribue aux députés des myosotis, fleur symbole rappelant celle qui l’offre au souvenir de ceux qui la reçoivent... Le 10 juillet, Les Femmes Nouvelles s’enchaînent et bloquent la circulation en plein cœur de Paris, comme les suffragettes quelques années plus tôt. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle crée un Comité des réfugiés pour accueillir celles et ceux qui fuient le régime nazi. Elle continue d’écrire des articles dans le journal clandestin La Nouvelle République sous un nom de code et participe au réseau de résistance Patriam Recuperare. A la Libération, elle couvre le procès de Nuremberg comme journaliste et crée une fondation qui porte son nom et récompense chaque année, les auteurs et autrices, ou les institutions ayant le plus contribué à l’avancement des sciences de la paix, à l’amélioration des relations humaines et aux efforts en faveur de l’Europe. Troisième femme érigée au rang de Grand officier de la Légion d’honneur, en 1976, élue à l’âge de 86 ans eurodéputée lors de la première élection au suffrage direct du Parlement européen, mais aussi effigie d’un timbre-poste de l’administration des PTT, de noms de rue, d’un square, d’écoles, de collèges, de lycées, ou encore d’un internat belge pour jeunes filles en Belgique… Et surtout, en 2005, un prix du journalisme européen,créé par l’Association des journalistes européens (AJE), avec le soutien du ministère des Affaires étrangères et de la fondation Hippocrène. Il récompense les travaux originaux de journalistes francophones sur des sujets européens. Un modèle formidable que Louise Weiss pour illustrer le personnage qui habite les visuels des Journées de la presse européenne 2022. Rendez-vous à Nantes, les 25 et 26 juin, pour débattre du journalisme au féminin en Europe !
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