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Que reste-il des projets communs d’armement franco-allemand ?

, par Vincent Fabri

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Dans la dernière décennie, de nombreux projets d’armements franco-allemands ont vu le jour. Mais quels sont ces projets et quels sont les défis les entourant ?
Dans une ère marquée par le retour de la guerre en Europe et d’un réarmement massif des États européens, céder au nationalisme serait une erreur. La situation géopolitique actuelle nous oblige plutôt à coopérer afin de montrer la fiabilité du projet européen et de ses possibilités dans le domaine de la défense. Au cœur de cette collaboration, la France et l’Allemagne, deux puissances majeures de l’Union européenne (UE), ont jeté les bases d’une alliance renforcée dans le domaine de l’armement. En effet, de nombreux projets d’armements franco-allemands ont vu le jour dans la dernière décennie. Mais que reste-il de ces projets ? Permettent-ils de renforcer la coopération intra étatiques en Europe ? Et quels défis entourent ces projets ?

Les projets communs d’armement franco-allemands

Dans les dix dernières années, plusieurs projets communs ont vu le jour entre la France et l’Allemagne. Le projet emblématique de la coopération franco-allemande est le Système de combat aérien du futur (SCAF), un avion de chasse visant à remplacer les flottes aériennes existantes dans les deux pays. Porté par le constructeur français Dassault, ce projet rassemble également des acteurs majeurs tels que Airbus Defence and Space, Safran, et l’entreprise allemande MTU. Avec l’inclusion de l’Espagne dans ce partenariat et de la Belgique en tant qu’observateur, le but ultime est d’élargir cette collaboration à un plus grand nombre d’États européens. À terme, l’objectif est d’en faire l’avion de chasse d’excellence produit sur le continent, afin de permettre aux États-membres de disposer d’un produit européen à la hauteur des attentes. Un autre projet important est le Système Principal de Combat Terrestre (MGCS), un char de combat construit par les allemands Rheinmetall et Krauss-Maffei Wegmann, ainsi que la société française Nexter. Prévu pour l’horizon 2040, ce projet servirait à remplacer les chars allemands et français, mais potentiellement aussi ceux d’autres États européens. La France et l’Allemagne ont également réussi à se mettre d’accord sur la création d’un drone commun, dans un projet développé avec l’Italie et l’Espagne (Airbus, Dassault, Leonardo). En effet, l’« eurodrone » permettrait de fournir des drones de reconnaissance de dernière génération à ces quatre États d’ici la fin de la décennie. Si ces trois premiers projets semblent pouvoir aboutir, d’autres rencontrent plus de difficultés, à l’instar de CIFS, le système d’artillerie franco-allemand retardé de plusieurs années. Concernant le projet de modernisation des hélicoptères Tigre, l’Allemagne s’est retirée du projet, laissant la coopération se faire entre la France et l’Espagne. Enfin, un projet a totalement été abandonné en 2021 : le MAWS, un projet d’avion de patrouille maritime qui englobait des entreprises comme Thales, ou encore les allemands ESG et Diehl BGT Defence. Tous ces programmes portent sur des sujets variés dans le domaine de la défense, mais ont tous eu l’ambition de fabriquer européen sur le long-terme avec l’utilisation de nouvelles technologies.

Pourquoi faire des projets communs ?

Mais si le processus semble si compliqué, avec de nombreuses difficultés dans l’élaboration de tels projets, pourquoi les mettre en place ? D’abord, c’est l’argument budgétaire qui trouve de l’écho dans le soutien à la coopération européenne, et ici franco-allemande, en matière d’armement. Dans un rapport de 2018, la Cour des Comptes évoque ainsi la possibilité pour les États de « partager avec les partenaires les coûts et les risques du développement de matériels complexes, de bénéficier de coûts d’acquisition réduits grâce à des commandes groupées par plusieurs États et, le cas échéant, de mutualiser certains coûts de formation et de maintien en condition opérationnelle ». Si l’Allemagne et la France fabriquent de leur côté des chars, il est clair que les commandes obtenues seront inférieures des deux côtés, réduisant les profits et augmentant les coûts pour les deux États. À l’inverse, un MGCS franco-allemand serait bénéfique financièrement pour les deux parties. Pour l’UE, ce genre de coopérations offrent un renforcement de la sécurité collective et renforcent l’autonomie stratégique du matériel militaire. Avec des avions de chasse SCAF, il est par exemple certain qu’ils seraient utilisés par les armées françaises, allemandes et espagnoles, en plus d’autres armées européennes souhaitant en acheter. Il y aurait donc en Europe une meilleure interopérabilité des forces armées, facilitant la coordination et l’efficacité des opérations conjointes. Aussi, armés par des industriels européens, les États-membres pourraient assurer la production de technologies avancées, renforçant ainsi l’indépendance stratégique de l’UE. En somme, la coopération franco-allemande en matière d’armement permettrait à plus grande échelle un renforcement de la sécurité et de l’intégration européenne.

Les défis à venir dans la coopération d’armement franco-allemande

Mais il est important de comprendre que cette coopération est difficile et doit encore relever de nombreux défis. Les projets communs sont souvent liés à de forts retards dus à la complexité de la coordination internationale. En effet, la nécessité d’un consensus allonge les processus de décision, réduisant leur efficacité. L’Allemagne et la France font face à des difficultés liées aux questions de souveraineté nationale et de propriété intellectuelle. Enfin, les différences de préférences technologiques peuvent compliquer ces projets. Désormais, le focus est principalement posé sur les projets SCAF (avions de chasse) et MGCS (chars de combat). Si eurodrone et CIFS pourraient encore venir au monde, les deux autres sont des projets de bien plus grande envergure, d’où leur plus grande médiatisation. Pour le SCAF, les défis à relever concernent plus largement les exportations, l’Allemagne ayant généralement une position moins encline aux exportations, tandis que la France rappelle la nécessité d’exporter pour rendre ce projet financièrement viable. Cependant, la guerre en Ukraine a permis de décomplexer cette question outre-Rhin, avec deux arguments de taille : ne pas laisser certains pays face à l’obligation d’acheter à la Chine et à la Russie, et démontrer la fiabilité de la France et de l’Allemagne aux yeux d’autres États. Un grand enjeu est également celui de la cohabitation côté allemand des SCAF avec les avions américains F-35, tout fraîchement commandés chez Lockheed Martins. En effet, l’acquisition très onéreuse de ces derniers systèmes pourrait freiner le soutien allemand à ce projet similaire et également coûteux. Désormais, l’architecture finale du système est à l’étude, alors que des premiers démonstrateurs de vol devraient arriver, d’après les prévisions, entre 2026 et 2028. Dans cette optique, si le projet réussit, les premières livraisons devraient arriver en 2040. Concernant le MGCS, le défi principal est celui de la gouvernance du projet : les États veulent se partager le pouvoir et le financement à égalité, alors qu’une entreprise française est active pour deux allemandes. En conséquence, des tensions se sont formées entre les allemands Rheinmetall et KMW. Aussi, la question d’une potentielle venue de l’Italie dans le programme, à travers l’industriel Leonardo, complique l’avancée du projet. Cette introduction permettrait notamment de rééquilibrer le rapport de force et d’élargir ce projet, mais pourrait complexifier la coordination et l’efficacité du travail. Pour le calendrier, les premiers démonstrateurs devraient arriver autour de 2030 pour une opérationnalité entre 2040 et 2045, comme l’a évoqué le ministre des Armées Sébastien Lecornu en présence de son partenaire allemand Boris Pistorius en septembre. Ainsi, la coopération franco-allemande dans des projets d’armement tels que le SCAF et le MGCS revêt une importance stratégique. Il est évident que ces projets rencontrent des défis complexes, mais leur succès pourrait redéfinir la position de la France et de l’Allemagne dans la défense européenne, renforçant ainsi l’intégration européenne dans le domaine de la défense.
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